
Souvenirs d'une enfance simple et riche de sens
Je me souviens de mon enfance avec une clarté presque magique, comme si chaque image avait été gravée dans mon cœur pour ne jamais disparaître.Dans ma famille, nous étions douze petits-enfants, grandissant ensemble dans une petite maison de campagne modeste, remplie de vie, de rires et de solidarité. Cette maison appartenait à mes grands-parents maternels, et même si elle était simple, elle était pour nous un véritable univers.
Mon grand-père était fermier. La terre était son langage, et ses mains racontaient des histoires de travail et de persévérance. Il élevait des animaux et cultivait le maïs, les bananes, les ananas, le café et bien d’autres trésors de la nature. Ce que la terre nous offrait servait à nourrir la famille, et le surplus était vendu pour apporter quelques ressources supplémentaires. Nous avions peu, mais nous avions l’essentiel : la dignité du travail et la richesse du partage.
Ma mère n’avait que quinze ans lorsque je suis né. Elle poursuivit ses études jusqu’à la naissance de ma sœur Yanetsi, un an plus tard. Mon père, lui, n’avait que dix-sept ans et commençait son service militaire obligatoire de trois ans. Il était souvent absent, mais son image vivait en moi comme celle d’un héros. Dans mon regard d’enfant, il représentait la force et le courage. Chaque fois qu’il revenait nous rendre visite, mon cœur battait si fort que l’émotion me dépassait. Mon père était mon idole, mon héros silencieux.
L’histoire de mes cousins et cousines ressemblait beaucoup à la mienne. Nos parents étaient devenus adultes très jeunes. Certains avaient pu fréquenter l’école quelque temps, mais la vie les avait rapidement appelés vers le travail. Pourtant, malgré les responsabilités précoces, la joie de vivre trouvait toujours sa place. Même si plusieurs familles vivaient dans leurs propres petites maisons autour de celle de mes grands-parents, nous finissions toujours réunis dans cette maison rustique qui semblait s’agrandir à chaque éclat de rire.
Nous n’avions pas de jouets, mais nous possédions quelque chose de bien plus précieux : l’imagination. Nous inventions des jeux avec tout ce que nous trouvions. La boue devenait un terrain d’aventure, les arbres des royaumes à conquérir, la rivière un monde de découvertes. Nous lancions des pierres, courions pieds nus, et les sorties à la montagne en famille étaient nos plus grandes fêtes. La nature était notre terrain de jeu, notre école et notre refuge.
J’ai grandi auprès de mes grands-parents, entouré de l’amour discret d’une communauté entière. Les voisins n’étaient pas seulement des voisins : ils étaient une extension de la famille. Dans notre village, il n’y avait qu’une seule télévision, celle de mon grand-père. À l’heure des dessins animés, la maison se remplissait d’enfants venus de partout, attirés par la magie de ces images animées. Nous n’étions plus douze… nous étions tout un village réuni dans la simplicité d’un moment partagé.
Même si mon père était souvent absent, même si ma mère était très jeune, je ne me suis jamais senti seul. Mon village était mon foyer. Chaque rue, chaque maison, chaque sourire me rappelait que j’appartenais à quelque chose de plus grand que moi.
J’ai grandi entouré de peu de choses matérielles, mais d’une abondance humaine infinie. Et aujourd’hui encore, lorsque je ferme les yeux, je peux sentir la terre sous mes pieds, entendre les rires au loin et ressentir cette sécurité douce qui naît lorsque l’on sait que l’on est chez soi… partout.
Une enfance simple, entourée de famille, de nature et de solidarité, qui a façonné ma vision de la langue des relations humaines.
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Super intéressant. La photo date de quelle année?!? On dirait qu’elle date des année soixante!!
No, En esa foto yo tenia casi 3 anos. la fecha no lo se pero supongo que el ano es1983. Creo que es la unica que tengo. gracias Noémi.